Pour citer Edith Montelle, "le kamishibaï unit les qualités du livre, du conte et de la télévision". Il permet en effet d'adapter son rythme à ses auditeurs, de jouer sur la voix et la dramatisation, d'ajouter de la musique ou des effets/bruitages sonores, et il y a la fascination pour l'image encadrée, mobile qui plus est.
Dans ma pratique, je l'ai souvent utilisée pour lire à mes élèves. Mais il est surtout intéressant que les enfants s'en empare pour s'occuper eux-même de la lecture. Le grand intérêt du kamishibaï est de travailler la lecture à voix haute.
Et la cerise sur le gâteau, c'est lorsque ils lisent une histoire qu'ils ont eux-même écrite et illustrée...
La lecture avec un butaï (c'est à dire le castelet en bois), se définit presque comme un spectacle. En effet, le public, lui, ne voit pas le texte. Il est entièrement accaparé par l'image. C'est la personne qui se trouve derrière le butaï, et qui s'occupe donc de la lecture, qui voit le texte.

Voilà par exemple ce que voit le public...

...alors que le lecteur, lui, voit...

Et voilà le "guide" que j'ai acheté sur le sujet: le livre de Edith Montelle.

Aujourd'hui, le livre a été réédité. Voilà la nouvelle couverture.

Et voilà un lien vers l'article du Café pédagogique qui traite de ce sujet.